Mel dit

Ecrire et le raconter, s'éditer et s'interroger... Avec vous.

08 octobre 2005

Musique et écriture

Je peux écrire dans un certain nombre de circonstances. Dans le train, malgré les regards scrutatifs de mes compagnons de voyage momentanés, à la terrasse d'un café, accompagnée d'un jus de fruits frais, dans les parcs en hiver, les mains gelées autour de mon stylo... La vie m'inspire.
Mais j'apprécie aussi beaucoup, tout simplement, d'écrire chez moi. Un lieu calme, où je décide moi-même de ce qui va ou non me déranger (du moins dans la plupart des cas).

Toute seule dans la pièce, j'éloigne le téléphone ou tout ce qui peut "parler" et je mets un CD sur la platine. Je choisis les musiques en fonction de ce que je veux écrire. "De L'autre côté des mondes", par exemple, cette road story dans un univers déroutant, a été ponctuée de musique country. "L'île de la Sorcière", mon roman à suivre, m'a fait découvrir la musique irlandaise, et j'ai écouté en boucle des chansons de marins pour certains chapitres.

Je crois que je ne suis pas la seule à laisser autant la musique pénétrer mon inconscient. Certains auteurs, comme Bernard Werber, incluent même la bande son qui a présidé l'écriture de ses livres dans une note pour le lecteur.
Telle musique plus rapide sera préférable pour une scène d'action, une autre remplira parfaitement une description. Les longues descriptions m'ennuient, comme les répétitions d'airs trop lents. L'association et l'alternance de tous les rythmes me procurent un souffle que j'apprécie.

Par contre, je n'aime pas écouter de la musique en lisant. Parce qu'elle viendrait se surimposer au ton donné par l'écrivain. Et vous ?

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18 septembre 2005

peut-être une avancée

Dans mon programme de rentrée, j'avais oublié la possiblité de plus en plus concrète de rédiger un ouvrage informatif. J'avais déjà écrit un livre du même acabit il y a quelques années, et mon ancien employeur a bravé mes nombreux déménagements pour me recontacter et me proposer de retravailler ensemble.

Il y a un certain nombre de conditions à étudier. Ils sont en Belgique, moi en France, j'ai actuellement un emploi, et il s'agit là d'un ouvrage de grande envergure auquel je devrai consacrer plus de temps que pour les dossiers de presse que j'ai construits cette année.

Mais j'ai réussi à écrire ces textes, en y consacrant certes de nombreuses soirées, matinées, temps de pause... Je vais devenir avec ce nouveau projet une experte du grapillage de minutes. Après tout, je suis tout à fait capable d'écrire en mangeant, je l'ai déjà prouvé. Une de mes grandes forces est que je peux rédiger très rapidement. Et, plus important, je veux le faire.
En dehors de la fierté qui fut la mienne d'être rappelée près de cinq ans plus tard en souvenir de mes oeuvres, j'ai aussi envie d'évoluer et, pourquoi pas, de proposer de plus en plus souvent mes services pour ce type d'ouvrages. On est là bien loin du roman et des pulsions créatrices. Mon imagination y est certes nettement moins débridée. Mais c'est toujours de l'écriture. C'est mon domaine. Ce que j'aime faire.

Je risque d'être épuisée, débordée, dégoûtée en acceptant ce défi maintenant. Mais je le serais encore plus en le refusant.

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14 septembre 2005

Formation ou pas ?

Ces dernières semaines ont été l'occasion de renouveau habituel de réflexions sur mon avenir.

Est-ce le mois de septembre, la rentrée des classes, l'habitude ancrée loin dans les années d'école de remplir de petites fiches de bristol ("en haut à droite, en majuscules, vous inscrivez votre nom...") où je devais réfléchir au "métier que je voudrais faire quand je serais grande" ? "On" (mes parents) m'avaient informée : écrire, ce n'est pas un métier. Ils le pensent toujours d'ailleurs. C'est vrai que travailler pendant des heures pour offrir une page agréable à lire, garder l'esprit ouvert, tout le temps, parce que n'importe quel élément pourrait être source d'inspiration, se couper totalement du monde parce qu'il y a certaines histoires qui ne peuvent pas attendre pour être racontées, ce ne doit pas être un métier.

Par contre, passer de longs moments à faire semblant de m'occuper devant un écran vide, bondir sur le téléphone parce qu'il va enfin apporter un peu d'animation, ou profiter de la moindre occasion de "pause café", c'est une occupation raisonnable. La preuve, je suis payée pour ça.

Quoi qu'il en soit, depuis que j'ai quitté les bancs de l'école, chaque année l'automne m'apporte les mêmes réflexions qui se ramassent, hélas, aussi à la pelle. Qu'est-ce que je fais/veux faire de ma vie ?

La dernière grande réflexion, cette année, c'était de suivre une formation. Par correspondance. Sur trois ans. Avec des stages à effectuer alors que je travaille dans une entreprise où je n'ai aucune possibilité pour choisir mes jours de congés. Rien que ça.

Le problème, quand j'ai une idée en tête, c'est que j'aurais tendance à me faire croire que tout est possible. Je continue à en être persuadée, mais mon cher et tendre m'a néanmoins convaincue que j'avais peut-être des choses plus intéressantes à faire que de m'enfermer des soirées entières avec des livres de cours. Il a raison. J'aime bien les livres. J'aime bien apprendre. Mais j'ai toujours du mal à "m'obliger" de faire quelque chose. Il y en a déjà tellement que je ne peux pas faire, de réglements auxquels je me plie, que je n'ai pas nécessairement besoin d'en ajouter.

Ma conviction a été emportée par ce fait aussi : je ne peux pas, raisonnablement, étudier correctement, et écrire valablement. (tout ceci confirmé par mon amant). Alors, j'ai choisi. De prendre plus de temps à cogiter sur ce roman qui traine en longueur. D'enfin avancer sur ce projet de scénario qui m'a été suggéré. De chercher des gens qui voudraient que d'autres écrivent leur vie. Ou leurs mémoires. Ou tout texte pour lesquels ils seraient prêts à faire appel à moi. Je ne crois pas que je serai jamais une mercenaire de l'écriture. Mais mercenaire, ce ne doit pas être un métier non plus, je suppose. Alors, en attendant que Hollywood s'arrache mes romans (tant qu'à faire) je vais avancer au mieux dans notre monde. Et tenter de me battre pour ce en quoi je crois. Ca vaut mieux que de chercher sans cesse de nouvelles causes.

Cela dit, je vous rassure, je subis généralement une autre période de remise en questions en novembre, le mois qui précède mon anniversaire. Alors vous n'avez pas fini de me voir m'interroger...

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20 février 2005

Mission du week-end

Qu'ai-je à réaliser ce week-end ? Terminer la mise en page du roman que j'ai décidé d'auto-éditer. Et oui, je multiplie les casquettes, auteur, éditeur, imprimeur, vendeur bientôt... Trop d'énergie à dépenser, et pas assez de temps pour savoir où la placer.

C'est un roman de fantastique. De fantasy plutôt. Il y a encore des auteurs de ce genre en France. Peu, mais ils existent. Du moins, ils sont peu nombreux à être édités. Alors, une femme qui plus est, a du mal à s'y insérer. J'ai envie de faire changer les choses. Envie que les lecteurs aient un choix un peu plus large. Je ne critiques pas les auteurs anglo-saxons, loin de là, j'ai grandi en lisant de vieux Science Fiction Magazine et les romans d'Asimov et d'autres romanciers des années 60, tous "empruntés" à la bibliothèque de ma mère. Mon adolescence a été bercée par Stephen King (Terminera-t-il un jour la Tour Sombre ?). Je pense pourtant que dans nos pays aussi il y a des voix qui peuvent s'exprimer.

Posté par meldc à 14:32 - Ecrire - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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